Boiardo Matteo Maria (trad. française Vincent Jacques), Le troisiesme livre de Roland l’Amoureux, mis en Italien, par le seigneur Mathieu Marie Bayart, comte Scandian : et traduit en Françoys, par Maistre Jaques Vincent du Crest Arnaud en Dauphiné, Secretaire de monsieur l’Evesque du Puy, Paris, Vivant Gaultherot et Étienne Groulleau, 1550.

[pièce 2]

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Anonyme1, « Luy encores, sur la mesme traduction » (f. a ij r°)

    Si d’Amadis l’affable traducteur
En nostre France2, a renom de bien dire[,]
Jaques Vincent d’Orlando translateur,
Ne te donra moins de plaisir à lire :
Car il l’a sceu tant bien au vray traduyre,
En nous rendant si propre son langage,
Et son aucteur, tant digne d’en escrire,
Qu’autre n’a rien, par sus luy d’advantage3.

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1 Même si on ne connaît pas son identité, on sait par le titre donnée à la pièce que l’auteur de ce huitain est le même que celui du dizain précédent, qui commence « Si tu veulx veoir (ô Lecteur amyable) ».
2 Comme on peut le constater à la lecture des deux poèmes (voir le commentaire de la pièce 1), cet ami anonyme de Jacques Vincent est également un lecteur des traductions d’Amadis de Gaule – et tout porte à croire que la périphrase du premier vers, « d’Amadis l’affable traducteur » désigne Nicolas Herberay, le plus célèbre et le plus apprécié des traducteurs de ce roman espagnol dans les années 1540.
3 Comprendre : « Personne n’est meilleur que lui ».


Pour citer cet article :

Anonyme, « Luy encores, sur la mesme traduction », Le troisiesme livre de Roland l’Amoureux, mis en Italien, par le seigneur Mathieu Marie Bayart, comte Scandian : et traduit en Françoys, par Maistre Jaques Vincent du Crest Arnaud en Dauphiné, Secretaire de monsieur l’Evesque du Puy, Paris, Vivant Gaultherot et Étienne Groulleau, 1550, f. aij r°. Transcription par Claire Sicard, La Rimerie, Farrago numérique, 6 mars 2016 [En ligne] http://wp.me/P6Pjkj-zb.