Cet index nominum recense les noms propres figurant dans les textes copiés dans La Rimerie. Il s’agit aussi bien de personnages historiques – de l’Antiquité à la Renaissance – que de personnages de fiction, ou encore de noms de lieux. Les informations données sont volontairement succinctes. Elles visent à donner de simples repères pour mieux comprendre les textes. Autant que possible, sont indiquées les références de quelques articles et/ou monographies fournissant plus de détails.
Pour retrouver une entrée, cliquez sur l’initiale du nom recherché dans l’alphabet ci-dessous. Les i/j ; u/v ont été dissimilés. A ceci près, la graphie retenue pour les noms propres est celle que l’on trouve dans les textes sources (sauf lorsque celle-ci est de nature à provoquer une confusion – par exemple entre « Judas » et « Juda », « Socrates » et « Socrate »). Chaque fois que c’est possible, nous indiquons entre parenthèses les graphies concurrentes.


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


A

Abimelec (ou Abimelech) : dans la Genèse, nom d’un roi de Guérar à l’époque des patriarches. Il est vraisemblable que cette appelation, employée à plusieurs reprises dans la Bible, désigne des individus distincts. L’hypothèse a pu être émise qu’il s’agissait d’un titre que prenaient les rois de Philistie, comme pharaon était un titre des rois d’Egypte. Pour plus de détails, voir ici. L’un de ces « Abimelech » est connu pour avoir fait alliance avec Isaac (voir ce nom).

Abraham : premier patriarche de la Bible, Abraham est une figure centrale de la Genèse.

Amadis de Gaule : protagoniste d’un roman de chevalerie espagnol de Garci Rodríguez de Montalvo publié en 1508 et traduit en France dans les années 1540.

Amboise Catherine d’ (1482-1550) : femme de Lettres et mécène, elle est issue d’une importante famille de Touraine. Fille de Charles I d’Amboise et de Catherine de Chauvigny, elle est mariée trois fois, d’abord à Christophe de Tournon (sieur de Beauchastel, chambellan de Charles VIII) qui meurt en 1499, puis – entre 1501 et 1541 – à Philibert de Beaujeu (seigneur de Linières), enfin à Louis de Clèves (comte d’Auxerre, pair de France) qui meurt en 1545. Ses œuvres sont diffusées par le biais de manuscrits.

Amboise Michel d’ (avant 1511-1547) : poète et traducteur de la « Génération Marot » dont la devise est « Dieu et non plus » et le surnom « Esclave fortuné ». Il se présente également comme seigneur de Chevillon. Il est le fils naturel de l’amiral de France Chaumont d’Amboise. Sa tante, Catherine d’Amboise (voir ce nom), le prend un temps sous sa protection et il lui dédie plusieurs de ses œuvres. Parmi celles-ci, les Quatre Satyres de Juvénal (1544) figurent dans La Rimerie.

Andrelin Fauste (ou Publio Fausto Andrelini. c. 1462-1518) : poète né à Fiori en Italie, installé en France – où il restera jusqu’à sa mort – c. 1489. Pour en savoir plus à son sujet, voir l’article de Godelieve Tournoy-Thoen, « Fausto Andrelini et la cour de France », L’humanisme français au début de la Renaissance, Paris, Vrin, 1973, p. 65-80. Pierre Bayle lui a consacré une notice de son Dictionnaire historique et critique, p. 91-94 sous l’entrée « Andrelinus ».

Angélique : personnage du Roland amoureux de Boiardo (fin XVe siècle, première traduction française par Jacques Vincent en 1549-1550, voir ici) et du Roland furieux de l’Arioste (1532). Princesse du royaume de Cathay, aux Indes, elle est conduite en France par Roland (voir ce nom) qui est épris d’elle.

Apollo Delphique (ou Apollon) : dans la mythologie, Apollon est notamment le dieu de la poésie, aux fonctions oraculaire et prophétique. Son sanctuaire se trouve à Delphes.

Avidius Cassius Gaius (c. 130-juillet 175) : sénateur, consul et général romain d’origine syrienne sous l’empire de Marc-Aurèle. En 175, sur la foi de la rumeur de la mort du prince et alors qu’il est lui-même gouverneur des provinces d’Orient, il se fait proclamer empereur. Le Sénat, plus sévère en la circonstance que Marc-Aurèle lui-même, le déclare alors ennemi public. Il est assassiné par ses propres soldats. Michel d’Amboise, lorsqu’il évoque ce personnage, fait référence à la fin de la biographie qui lui est consacrée dans l’Histoire Auguste. On peut lire la traduction du passage en question sur le site mediterranees.net.

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B

Barat François (?-après 1551) : prêtre, ami de Guillaume Le Saulnier (voir ce nom) pour lequel il compose deux pièces insérées. Ses protecteurs sont des notables installés dans le Berry, Jean Baron et François Chabenat (voir ce nom). Sa devise est « Grace et Labeur ».

Bayard Mathieu-Marie : voir Boiardo Matteo Maria.

Beauregard (monsieur de) : voir Duthier.

Behey Mathurin (parfois Behay, Béheu ou Behu ; ?-après 1544) : bailly de Gévaudan (pays de Languedoc) avant 1536 (puisque son acte de mariage avec Marie Bore, fille d’un marchand bourgeois de Paris, en date du 20 mars 1536 lui donne déjà ce titre) et après 1544, puisqu’il est également désigné de cette façon dans les liminaires qu’il donne, en 1542 puis 1544, pour la publication parisienne des troisième et cinquième livres de l’Amadis de Gaule traduits par Nicolas Herberay (voir ce nom). Il semble qu’il ait également été lié à Michel Sevin (voir ce nom).

Benjamin : dans la Genèse, fils de Jacob (voir ce nom) et de Rachel.

Bertrand Jean, garde des Sceaux (1482-1560) : conseiller au conseil privé du roi et président du parlement de Paris (1547), puis garde des sceaux entre 1551 et 1559. Évêque de Comminges en 1555, puis archevêque de Sens et cardinal en 1557. Favori de Diane de Poitiers. Pour le détail de sa carrière, voir ici.

Boiardo Matteo Maria (c. 1440-1494) : comte de Scandiano, poète italien auteur du Roland amoureux au service des ducs de Ferrare. Jacques Vincent (voir ce nom) est son premier traducteur français en 1549-50 (voir la fiche de l’œuvre).

Bouchet Jean (31 janvier 1476-c.1557/1559) : grand rhétoriqueur et historien. Son surnom de « Traverseur des voyes perilleuses » signe certains de ses ouvrages. Sa devise est « Ha bien touché ». Certaines de ses pièces figurent dans les publications d’auteurs tels que Jean Brèche (voir ce nom) ou Michel d’Amboise (voir ce nom). Pour consulter les pièces dont il est l’auteur dans La Rimerie, voir ici).

Bourbon François de (23 septembre 1519-23 février 1546) : comte d’Enghien, vainqueur de la bataille de Cérisoles (11 avril 1544) célébré notamment par Marot. Il meurt des suites d’un accident de jeu, un coffre lui étant tombé sur la tête pendant une bataille de boules de neige.

Bourbon Jean de (1528-10 août 1557) : comte d’Enghien et de Soissons, frère de François, époux de Marie de Bourbon, duchesse d’Estouteville. Protecteur notamment de Jacques Vincent (voir ce nom) et d’Olivier de Magny. Il meurt à la bataille de Saint-Quentin

Brèche Jean (c. 1514-c. 1583) : avocat à Tours, traducteur et poète. Parmi ses œuvres, le Manuel royal (1541) figure dans La Rimerie.

Bressieux baron de : voir Grolée de Mévouillon.

Brie Félix de (c.1503-1546): abbé commendataire de Saint-Évroult d’Ouche (en Normandie), doyen de la cathédrale du Mans, protecteur de François Sagon, qui fut son secrétaire et lui adresse, en 1539, ses étrennes (voir Le Recueil des Estrenes), Félix de Brie appartient à l’une des plus grandes familles d’Anjou.

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C

Chabenat François de (?-après 1551) : bailli de Gargelesse (aujourd’hui Gargilesse-Dampierre, dans l’Indre) dans les années 1550, issu d’une famille berrichonne. Nous savons peu de choses de ce notable, que François Barat (voir ce nom) présente comme son protecteur. Dans l’épître en vers qu’il lui adresse, Barat lui fait connaître l’œuvre de Guillaume Le Saulnier (voir ce nom), Les Decades de l’Esperant.

Chanaan (ou Canaan) : dans la Genèse, le pays de Canaan est celui où s’installe Abram, futur Abraham (voir ce nom).

Charites : dans la mythologie grecque, déesses correspondant aux Grâces de la mythologie latine. Euphrosyne représente l’allégresse, Thalie l’abondance et Aglaé la splendeur. Elles font partie du cortège d’Apollon (voir ce nom), Aphrodite ou Dionysos.

Charles Quint (24 février 1500- 21 septembre 1558) : en 1519, ce prince Habsbourg est élu empereur du saint empire romain germanique. Il règne sur une grande partie de l’Europe et du Nouveau monde. Il abdique en faveur de son fils Philippe en 1555.

Colet Claude (?-1553/1555) : poète, romancier et traducteur champenois dont la devise est « Tutto per il meglio ». Maître d’hôtel de la marquise de Nesle. Ami de représentants de la génération Marot (par exemple Gilles d’Aurigny) comme de jeunes poètes du règne de Henri II (par exemple Étienne Jodelle, qui lui consacre un long poème à sa mort).

Colin Jacques (c. 1485/1495-1547) : humaniste, il est à la fois traducteur et mécène. Au service d’Odet de Foix, sieur de Lautrec en 1521, puis du roi entre 1527 et 1536, il connaît la faveur de François Ier, puis une période de disgrâce. En 1529, il est secrétaire de la Chambre et lecteur ordinaire du roi. L’année suivante, il reçoit l’abbaye de Saint-Ambroise, puis celle d’Issoudun et d’Olivet. En 1534, il devient aumônier ordinaire du roi. Il fait partie de ceux qui mettent en place le Collège de France. Il protège un temps Clément Marot et Charles de Sainte-Marthe, dans le poème 121 de sa Poesie françoise parue en 1540, fait appel à lui en temps que mécène. Victor-Louis Bourrilly lui a consacré une monographie : Jacques Colin, abbé de Saint-Ambroise (?-1547). Contribution à l’histoire de l’humanisme sous le règne de François Ier, Paris, 1905, rééd. Slatkine 1970.

Corrozet Gilles (1510-1568) : imprimeur-libraire parisien à partir de 1535, mais aussi traducteur et auteur lui-même, Gilles Corrozet a pour devise In corde prudentis requiescit sapientia. Labore conscendimus altum. En 1996, Magali Vène lui a consacré sa thèse – Gilles Corrozet (1510-1568). Libraire parisien, poète, historien. Un esprit de la Renaissance – dont on peut lire ici la position. Parmi les œuvres de Corrozet, La Rimerie accueillera quelques pièces des Blasons domestiques (1539), de l’Hecatomgraphie (1540), des Fables du tresancien Esope (1542), des Tableaux de Cebes (1543) et du Conseil des sept sages (1549).

Couillaud François de (?-après 1574) : écuyer, seigneur d’Hurtebise, maire d’Angoulême en 1540 (voir un acte notarial du 9 août qui lui donne ce titre), 1551-1552, puis échevin jusqu’en 1574. Jacques Grezin lui dédie son livre et lui adresse une épître en vers en 1565 dans laquelle il fait allusion aux fonctions de son destinataire à Angoulême et souhaite qu’il en devienne gouverneur (voir ce texte ici). S’il désigne ce notable sous le nom moins suggestif de « Haulteclaire », c’est que l’aîné de François de Couillaud a obtenu ce changement de patronyme en 1544 (voir ci-dessous). On notera toutefois qu’il ne semble pas que le maire d’Angoulême se soit fait appeler ainsi. Il était encore en vie le 20 janvier 1574, jour où il vendit la terre d’Hurtebise à Françoise de Ferrières, veuve de Geoffroy.

Couillaud Geoffroy de, dit Hauteclair, Haulteclaire ou Hauteclaire (c. 1510 ?-avant 1574) : fils aîné de Sibard ou Cibard de Couillaud, il lui succède en tant que conseiller au parlement de Bordeaux le 22 avril 1532. Également maître des requêtes de l’hôtel de François Ier, il siège au grand conseil à partir du 20 février 1538. Geoffroy de Couillaud dépose une requête pour changer de patronyme, arguant que celui dont il a hérité est susceptible de n’être « agreable » ni au roi ni au gens de son conseil. Il formule le souhait de se faire désormais appeler du nom de l’une de ses terres, Hauteclaire. Cela lui est accordé par lettre patente en 1544.

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D

Des Essars (ou Des Essarts) : voir Herberay Nicolas.

Dolet Étienne (1509-3 août 1546) : imprimeur et humaniste lyonnais qui entretint des relations étroites et contrastées avec les lettrés comme avec les puissants de son temps. Ses relations avec le poète Clément Marot ou avec l’imprimeur François Juste, par exemple, sont houleuses. Charles de Sainte-Marthe, dans sa Poesie françoise (poème n° 10), évoque son amitié avec le médecin lyonnais Pierre Tolet et compose un post-liminaire pour sa Maniere de bien traduireFrançois Ier le protège longtemps, lui accordant un privilège d’imprimeur particulièrement avantageux en 1535, limitant ses ennuis judiciaires et ses démêlés avec la Sorbonne jusque dans les années 1540. Mais il finit par lui retirer cette protection et Dolet, condamné à la peine capitale pour athéisme, est exécuté à Paris. Un colloque, organisé pour le 500e anniversaire de sa naissance, a donné lieu à des actes : Étienne Dolet. 1509-2009, éd. Michèle Clément, Genève, Droz, coll. Etudes de Philologie et d’Histoire, n° 98, 2012.

Druentianus : gendre d’Avidius Cassius (voir ce nom) nommé dans l’Histoire Auguste. Il y est notamment présenté comme le destinataire d’une lettre (voir le texte sur le site mediterranees.net) à laquelle Michel d’Amboise fait allusion.

Durandal : nom de l’épée de Roland (voir ce nom).

Du Saix Antoine (c.1505-1579) : poète, précepteur et aumônier du duc de Savoie, ambassadeur auprès du roi de France et farouche défenseur de la Bresse, il est notamment l’auteur de L’esperon de discipline (1532), du Petitz fatras d’ung apprentis, surnommé l’Esperonnier de discipline (1537) ou encore du Marquetis de pièces diverses (1559) qui figure dans La Rimerie. Sa devise est A Saxanus ita gallice ludebat.

Duthier Jean (?-1560) : notaire et secrétaire du roi François Ier, puis conseiller du roi Henri II et secrétaire de ses finances (remplacé dans ces fonctions après sa mort par Florimond Robertet sieur d’Alluye) à partir de 1547, chargé des affaires italiennes sous Henri II. Sieur de Beauregard à partir de 1545. Pierre de Ronsard, Joachim Du Bellay, Olivier de Magny (Souspirs, 1557) et Antoine Du Saix (Marquetis, 1559) lui adressent des pièces. Selon La Croix du Mayne, « Ledit sieur de Beauregard étoit homme très-éloquent et des plus entendus ès affaires d’Etat, comme l’a bien témoigné le Seigneur Pierre de Ronsard, le louant infiniment en ses Œuvres et Poësies Françoises ».

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E

Enghien : voir Bourbon François de (jusqu’en 1546) ou Jean de (jusqu’en 1557).

Esaü : dans la Genèse, frère jumeau de Jacob (voir ce nom) spolié de son droît d’aînesse par celui-ci.

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F

Fay, Paul de (Paule de Faxe) : en 1540, il est présenté par Charles de Sainte-Marthe dans la Poesie Françoise comme « seigneur d’Estables » ou d’Etables. De fait, il existe bien des seigneurs d’Etables du nom de « de Fay » ou « du Fay » installés en Vivarais. Ils portent « gueules au chevron de trois pièces d’or au chef de même chargé d’une fouine d’azur » (Guy Allard, Dictionnaire historique… du Dauphiné, p. 455). Mais nous n’avons pas trouvé trace d’un Paul parmi eux. Parmi les possibles contemporains de Sainte-Marthe, il existe en revanche un Guillaume du Fay, né avant 1503, un Pierre de Fay, père naturel d’un enfant de même nom en 1520 ainsi qu’un Noël de Fay, mort sans postérité en e1559 qui semble avoir porté le titre de seigneur d’Estables. Un article a été consacré à cette famille par Félix Remize, « Les seigneurs d’Estables », Bulletin de la société des Lettres de la Lozère, Archives gévaudanaises, 1923, t. 3, p. 121-171.

Ferron Jean (?-après 1549) : ami de Charles de Sainte-Marthe acquis aux idées réformées que Caroline Ruutz-Rees présente comme un homme « peu recommandable », « un hypocrite coquin » voire « un espion », p. 18 de la monographie qu’elle consacre au poète. Elle « suppose qu’il ne fait qu’un avec le Jean Ferron de Poitiers qui, appelé à Genève […] fut renvoyé […] à cause de sa scandaleuse conduite » (Ibid. note 3), c’est-à-dire pour avoir couché avec sa servante. Contrairement à ce que C. Ruutz-Rees avance toutefois, Ferron a été nommé pasteur à Genève en 1544 (et non 1548), puis démis de ses fonctions en 1549 (voir par exemple les Registres du Consistoire de Genève au temps de la Réforme, Genève, Droz, 2001, t.2, p. 75 note 4).

Fouquet Martin (?-après 1548) : protonotaire et prieur de Flavacourt (Oise), appartenant à une famille parisienne de marchands drapiers. Dans le minutier central des notaires de Paris, on a trace de sa présence à titre d’exécuteur testamentaire au moment de l’inventaire après décès de l’une de ses parentes, Marguerite Spaulx, le 17 novembre 1548 (voir ici).

François Ier (1494-1547) : roi de France à partir de 1515, grand protecteur des Lettres et des arts. Il est le fils de Louise de Savoie, le frère de Marguerite de Navarre, l’époux de Claude de France entre 1514 et 1524, puis d’Éléonore de Habsbourg (soeur de Charles Quint) de 1530 à 1547 mais aussi l’amant d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes. Parmi ses enfants, on compte notamment François dauphin (voir ci-dessous), Henri IICharles d’Angoulême et de Marguerite de France.

François dauphin (28 février 1518-10 août 1536) : troisième enfant et fils aîné de François Ier (voir ce nom), duc de Bretagne, mort des suites d’une maladie contractée après une partie de jeu de paume à Lyon.

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G

Gaguin Robert (c. 1433-1501) : diplomate, humaniste et historien, il est notamment l’auteur du Compendium de Francorum origine et gestis dont la première édition est imprimée en 1495, qui connut un grand succès et dont la traduction française est publiée en 1514 puis fait l’objet de nombreuses rééditions jusqu’en 1536. Franck Collard a consacré sa thèse à cet auteur – Robert Gaguin : un historien au travail à la fin du XVIe siècle, Genève, Droz, 1996.

Grezin Jacques (?-après 1565) : curé de Condac, vicaire général de Philibert Babou de La Bourdaisière (évêque d’Angoulême à partir de 1533 et cardinal à partir de 1561), il est l’auteur d’un recueil paru à Angoulême en 1565, les Advertissements faicts à l’homme par les fléaux de Nostre Seigneur, de la punition à lui deüe par son péché, comme est advenu depuis trois ans en ça. L’ouvrage contient une moralité en vers de même titre et deux brèves sections de poésie religieuse. Même dans ses poèmes, la dimension dialogique et quasi théâtrale est très présente. En revanche, les connaissances génériques de Grezin et de son imprimeur Jean de Minières en matière de poésie paraissent approximatives : c’est ainsi que dans ce livre sont désignées sous le nom de « sonnets » des pièces en réalité composées d’un douzain d’alexandrins suivi d’un dizain en décasyllabes.

Grolée de Mévouillon Aimar-Antoine de  (c. 1495-1539) : chevalier, seigneur de Serres, Montrevel, Neyrieu, Juis, Cornillon, Ribiers, Baron de Bresseux et d’Arzilliers. Il épouse le 22 mai 1504 Isabeau de Pierre. Il est le père d’Aimar-François, qui suit. Charles de Sainte-Marthe lui adresse la pièce 47 de sa Poesie françoise, publiée en 1540 mais composée au moins un an plus tôt. Il est également possible que les autres poèmes adressés dans le recueil au baron de Bressieux (98, 124) lui soient destinés, à moins que ce ne soit à son fils, Aimar-François.

Grolée de Mévouillon Aimar-François de  (après 1504-c. 1569) : chevalier, baron et seigneur de Bressieux, de Ribiers, d’Arzilliers, de Cornillon, Lauris, Puget, Baume, Falavaux, Cordon. Fils aîné d’Aimar-Antoine de Grolée de Mévouillon (voir ce nom), il porte également le titre de gentilhomme de la Chambre du Roi et il est fait chevalier de l’ordre du Roi à Valence en Dauphiné le 31 août 1564. Charles de Sainte-Marthe lui adresse la pièce 56 de sa Poesie françoise (1540). Il épouse en 1550 Catherine d’Oraison, dame de Beaujeu. Il teste le 15 octobre 1565, date à laquelle il est donc encore en vie. L’inventaire de la transmission de ses titres et biens à son fils François est établi le 18 janvier 1569, date à laquelle il est donc déjà mort (voir la mention faite de ce document dans le Bulletin de la Société d’études des Hautes-Alpes, 1888, p. 285-287 : https://lc.cx/4iUj).

Gros Jean-Antoine (?-après 1554) : valet de chambre du roi Henri II et trésorier des fortifications de Lyon en 1552. Avant 1554, il achète un terrain et un ensemble de bâtiment situé à l’emplacement des actuels 2-4 quai de la Pêcherie, dans le Ier arrondissement de Lyon. Il est issu d’une famille originaire du Languedoc, et compte parmi ses ancêtres le pape Clément IV au XIIIe siècle. Son père, César Gros, est conseiller de Lyon à quatre reprises, en 1553, 1558, 1564-1566 et 1570-1571. Barthélemy Aneau lui dédie son Imagination poetique (1552).

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H

Habert François (c. 1508-c.1561) : poète d’Issoudun qui se désigne parfois sous les noms de « banni de liesse », « François Gentillet » ou « Herbat ». Sa devise est « Fy de soulas ». Son premier protecteur est Jacques Thiboust. En l’espace de trente-deux ans, entre 1529 et 1561, il publie une cinquantaine d’ouvrages. Sur cet auteur prolifique caractéristique de la transition entre la génération Marot et le mouvement dit de la Pléiade, voir François Habert, poète français (1508 ?-1562 ?), études réunies par Bruno Petey-Girard avec la collaboration de Sylviane Bokdam, Paris, Champion, 2014.

Habert Pierre (après 1508-c. 1590) : grammairien, frère cadet du précédent. Dans un liminaire de 1558 placé en tête d’un ouvrage de François, il se définit comme « écrivain à Paris ». Il fut également bien introduit à la cour, occupant les fonctions de conseiller et valet de chambre du roi, secrétaire de sa chambre, de ses finances, bailli de son artillerie, trésorier de ses menus plaisir.

Haulteclaire (ou Hauteclaire) : voir Couillaud.

Henri II (31 mars 1519-10 juillet 1559) : quatrième enfant et second fils de François Ier, il lui succède en 1547. Il meurt des suites d’une blessure à l’œil accidentellement reçue dans un tournoi. Ronsard le dit plus intéressé par la « truelle », i.e. l’architecture, que par la poésie. Époux de Catherine de Médicis à partir de 1536 et amant de Diane de Poitiers.

Herberay Nicolas (?-c. 1552) : seigneur des Essars ou des Essarts, traducteur de l’espagnol – notamment de la série des Amadis de Gaule. Sa devise est « Acuerdo Olvido ».  Il fut commissaire ordinaire de l’artillerie du Roy. On observe que sa faveur est importante sous le règne de François Ier  et qu’il s’adresse directement au monarque, alors qu’en 1548, il doit en passer par le Connétable Anne de Montmorency (voir ce nom) pour atteindre Henri II (voir ce nom).

Héroët Antoine, dit de la Maisonneuve (c. 1492-1568) : poète de la « génération Marot » issu d’une famille d’officiers royaux, protégé par François Ier et Marguerite de Navarre (dès 1523), abbé de Cercanceaux (1543), évêque de Digne (1552), Antoine Héroët est notamment de l’auteur de La Parfaicte Amye (1542). Ses Œuvres poétiques ont été publiées par Ferdinand Gohin en 1909. En 2003, il a fait l’objet d’un colloque dont les actes, édités par André Gendre et Loris Petris, sont parus sous le titre Par élévation d’esprit. Antoine Héroët, le poète, le prélat, et son temps, Paris, Champion, 2007.

Hieremye : voir Jérémie.

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I

Isaac : dans la Genèse, fils d’Abraham (voir ce nom) et de Sara. Réfugié dans le royaume d’Abimelech (voir ce nom) à cause d’un épisode de famine, il se fait passer pour le frère de Rebecca (voir ce nom) car il pense qu’on voudra le tuer si on le sait l’époux de cette femme d’une grande beauté. Il se confie à Abimelech, qui le prend sous sa protection et le suivra jusqu’à Beer-Sheva, le considérant comme béni de Dieu.

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J

Jacob (ou Israël) : l’un des patriarches dans la Genèse, il est le fils d’Isaac (voir ce nom) et le petit-fils d’Abraham (voir ce nom). Sa mère Rebecca (voir ce nom) le préfère à son jumeau Ésaü (voir ce nom), encore qu’il soit considéré comme le cadet. Par ruse, et avec l’aide de sa mère, il s’approprie la bénédiction qu’Isaac réservait à son aîné.

Jérémie (VIe siècle av. J.-C.) : prophète dans les traditions juives et chrétiennes, Jérémie apparaît surtout dans le livre qui porte son nom. On lui attribue parfois le Livre des Lamentations qui suit le Livre de Jérémie dans la Bible chrétienne. C’est la raison pour laquelle le dérivé « jérémiade » a été forgé à partir de son nom.

Joseph : dans la Genèse, fils de Jacob (voir ce nom) et de Rachel. Il est vendu comme esclave par ses demi-frères, à l’instigation de Juda (voir ce nom). Mais ce malheur va le conduire à devenir l’un des hommes vice-roi d’Égypte.

Joyeuse Jacques de (c. 1475-27 juin 1542) : abbé de Saint-Antoine de Viennois, doyen de Notre Dame de Puy en Velay, présenté comme protonotaire du Saint-Siège dans le contrat de mariage de mariage de sa nièce Hélène de Joyeuse et de Tristan de Brézons dont il fut l’un des témoins le 12 février 1524.

Juda : dans la Genèse, fils de Jacob (voir ce nom) et de Léa. Par jalousie, il participe activement au complot qui aboutit à la vente de son frère Joseph (voir ce nom). Il a aussi une relation charnelle avec sa brue Tamar – qu’il ne reconnaît pas et prend pour une prostituée – dont naîtront les deux jumeaux Pharès et Zerah (voir les entrées « Phares » et « Zéram »).

Juno (ou Junon) : dans la mythologie romaine, reine des dieux. Cette figure est souvent employée par les poètes pour représenter Marguerite de Navarre, sœur du roi de France, sous le règne de François Ier (voir Charles de Sainte-Marthe dans sa Poesie françoise, pièce 5), puis pour représenter Catherine de Médicis, épouse du roi, sous le règne de Henri II (voir François Habert). Sainte-Marthe l’associe également à la notion de richesse (Ibid., pièce 62.1).

Jupiter (ou Juppiter) : dieu romain assimilé au Zeus grec, roi des dieux. Sa figure est parfois utilisée par les poètes des années 1530-1550 pour représenter le roi de France (voir Charles de Sainte-Marthe dans sa Poesie françoise).

Juvénal (c. 45/65-c. 127) : poète satirique de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle, ami de Martial. il compose ses seize satires 90 et 127. Michel d’Amboise traduit quatre d’entre elles (voir ici).

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L

Le Saulnier Guillaume (ou Le Saunyer ; ?-1554?) : secrétaire ordinaire de l’évêque d’Evreux Gabriel Le Veneur. Un recteur de la paroisse de Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine du même nom est mort le 7 novembre 1554. Il est possible que ce soit lui. Il est vraisemblablement séduit par les idées religieuses nouvelles, comme invite à le penser son ouvrage Les Decades de l’Esperant (1551), recueil dans lequel il transpose en dizains français l’enseignement de Saint-Paul. Parmi ses amis, on compte le prêtre François Barat (voir ce nom), Richard Le Blanc et Jean Le Blond.

Longueval Jeanne de : pour l’heure, nous n’avons pas identifié cette destinataire de Michel d’Amboise. Il est possible qu’elle soit issue d’une très ancienne maison de Picardie alliée aux Montmorency. Mais il existe également une autre branche de Longueval, moins illustre et installée à Villers Cotterêts, à laquelle elle peut être apparentée. Elle vivait dans les années 1540 et ne saurait être confondue avec ses nombreuses homonymes déjà mortes ou pas encore nées à cette époque.

Lorraine Cardinal de, Charles (1525-1574) : second fils de Claude de Guise (premier duc de Lorraine) et d’Antoinette de Bourbon, il est archevêque de Reims (1538), cardinal de Guise (1547), puis évêque de Metz et cardinal de Lorraine à la mort de son oncle Jean (voir ce nom) en 1550. Son engagement dans le camp de l’église catholique romaine est très marqué. Il est connu pour son activité de mécénat, tant auprès des artistes que des hommes de lettres, en particulier des poètes dits de la Pléiade qui font son éloge. C’est également à lui que s’adresse Antoine Du Saix dans son Marquetis de pieces diverses (1559). En novembre 2013 à Reims, un colloque a été consacré à ce haut personnage – Le Cardinal de Lorraine, Reims et l’Europe. Un grand prélat français à l’époque du Concile de Trente.

Lorraine Cardinal de, Jean (1498-1550) : conseiller du roi François Ier à ne pas confondre avec son neveu, Charles (voir ce nom). A son sujet, voir l’article de Paulette Choné, « Jean de Lorraine (1498-1550), cardinal et mécène », Les Cardinaux de la Renaissance et la modernité artistique, dir. F. Lemerle, Y. Pauwels et G. Toscano, Villeneuve d’Ascq, IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion (« Histoire et littérature de l’Europe du Nord-Ouest », no 40), 2009 [En ligne] http://hleno.revues.org/219, mis en ligne le 15 octobre 2012, consulté le 16 octobre 2015.

Loth : dans la Genèse, neveu d’Abraham (voir ce nom). Il est épargné lors de la destruction de Sodome.

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M

Marguerite de Navarre (ou Marguerite de Valois, ou Marguerite d’Angoulême ; 1492-1549) : sœur aînée de François Ier, duchesse d’Alençon par son premier mariage (1507-1525), elle devient reine de Navarre en 1527. Grand auteur elle-même, elle protège de nombreux lettrés de son temps. Son engagement évangélique est profond.

Marguerite de France (ou Marguerite de Valois II ; 5 juin 1523-14 septembre 1574) : benjamine des sept enfants de François Ier, protectrice des lettrés, notamment Joachim Du Bellay. En épousant Emmanuel-Philibert en 1558, elle devient duchesse de Savoie.

Marot Clément (1496- 12 septembre 1544) : prince des poètes français sous le règne de François Ier qui connut toutefois deux périodes d’exil, en 1535-1537 d’abord, puis en 1542-1544 car il était soupçonné de sympathies pour les idées réformées.

Melchisedec (ou Melchisédech) : dans la Genèse, roi de Salem.

Mercure : dans la mythologie romaine, équivalent de l’Hermès grec. Il est le messager des dieux, le gardien des routes et des carrefours, le dieu des voyageurs et du commerce.

Merlan (parfois Marlan ou Merlans) Philippe (?-après 1555) : contrôleur et conseiller général des finances en Bourgogne et en Bresse, baron de Moutpont et seigneur de Jully, contrôleur et général des Finances. Père de Gabriel Merlan, qui lui succédera dans ses fonctions.

Minerve : déesse de la guerre, de la sagesse, de l’intelligence, des lettres, des arts, de la musique et de l’industrie dans la mythologie romaine.

Minières Jean de (ou Johannes Minerius ; ?-après juin 1582) : imprimeur-libraire qui s’établit à Angoulême en 1562. Entre 1569 et 1571 il collabore avec Barthélemy Berton à La Rochelle et imprime des pièces protestantes, avant de se montrer plus prudent en matière d’engagement religieux. D’après sa fiche data.bnf.fr, « son fils Olivier de Minières […] ne lui est associé qu’en 1581-1582, avant de lui succéder. [Jean de Minières est] encore en activité fin juin 1582 ».

Minières Olivier de (?-après 1600) : fils du précédent, imprimeur à Angoulême à partir de 1567, il ne publie pourtant sous son propre nom qu’à partir d’août 1581. Il est également l’auteur, en 1589, de l’opuscule intitulé Les Regretz, complaintes et confusions de Jean Vallette dit de Nogaret […] sur son despartement de la court […].

Mirabel (parfois Miribel, Méribel ou Mérybel) : voir Monteux.

Momus (ou Momos) : divinité antique attestée dans les mythologies grecque (Μῶμος / Mỗmos) et latine. Elle représente la raillerie, la moquerie, le sarcasme.

Monteux (parfois Manteux) Jérôme (parfois Hiérôme) de (c. 1495-1560) : sieur de Mirabel ou Miribel, conseiller et premier médecin du roi Henri II, il est l’auteur d’ouvrages médicaux en latin. Humbert de Terrebasse lui a consacré un ouvrage, La vie et les œuvres de Jérome de Monteux, médecin et conseiller des rois Henri II et François II, seigneur de Miribel et de la Rivoire en Dauphiné (Vienne, 1889). L’article de Roland Antonioli « Permanence et devenir dans la nature. Les fondements médicaux de la métamorphose » publié dans Poétiques de la Métamorphose (dir. Guy Demerson, Saint-Étienne, PU Saint-Étienne, 1981, p. 72 sq), fournit également des informations à son sujet.‎

Montmorency Anne de, connétable (1493-1567) : il est l’un des premiers personnages du royaume sous le règne de François Ier, connaît une période sinon de disgrâce tout au moins de moindre faveur à la fin de celui-ci, avant de revenir au premier plan au moment de l’avènement de Henri II.

Muillion : voir Grolée de Mévouillon.

Muses : dans la mythologie grecque, nom des neuf filles de Zeus et de Mnémosyne. Calliope (qui a une belle voix) est la muse de l’éloquence et de la poésie épique, Clio (qui est célèbre), la muse de l’histoire, Érato (l’aimable), la muse de la poésie lyrique, Euterpe (la toute réjouissante), la muse de la musique, Melpomène (la chanteuse), la muse de la tragédie, Polymnie (celle qui dit de nombreux hymnes), la muse de la rhétorique, Terpsichore (danseuse de charme), la muse de la danse, Thalie (la florissante, l’abondante), la muse de la comédie, Uranie (la céleste), la muse de l’astronomie.

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O

Olivier François, chancelier (1497-1560) : seigneur de Leuville, président au Parlement de Paris, il est nommé chancelier de Navarre, puis, après la destitution de Guillaume Poyet, en 1545, chancelier de France et garde des Sceaux. Affaibli par d’importants problèmes de santé, il voit sa charge allégée sous le règne de Henri II, durant lequel la garde des sceaux est confiée à Jean Bertrand (voir ce nom). Sous François II, et jusqu’à sa propre mort, il retrouve l’intégralité de sa charge. Pour le détail de sa carrière, voir ici.

Orlando : voir Roland.

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P

Palestins : habitants de la Palestine et, plus particulièrement dans Genèse XXVI, ceux de Guérar, qui jalousent Isaac (voir ce nom).

Pallas : qualificatif d’Athéna, signifiant la sage. Dans la mythologie, déesse de la sagesse, protectrice des arts et des sciences. Son nom est souvent associé par les poètes aux princesses de la Renaissance, en particulier Marguerite de Navarre, Catherine de Médicis ou Marguerite de France.

Paschal Pierre de (1522-1565) : juriste et auteur en prose néo-latine d’origine toulousaine. Il suit le cardinal d’Armagnac à Rome dès 1547 puis devient historiographe du roi en 1555. Durant ses études, il se lie à Michel-Pierre Durban de Mauléon, l’un des amis de Du Bellay et de Ronsard. Mais il côtoie aussi des lettrés qui n’appartiennent pas à la nébuleuse de la Pléiade, comme Lancelot de Carles par exemple.  De fait, il a commencé à écrire sous le règne de François Ier, dans une veine bien éloignée de celle que préconiseront les jeunes poètes du règne de Henri II. Il a ainsi concouru aux Jeux floraux où il est primé en 1543, 1545 et 1547. Par ailleurs, il partage avec Mellin de Saint-Gelais, dont il écrit une notice biographique, de ne pas imprimer ses œuvres. Ce sera notamment ce que lui reprocheront ses anciens amis de la Pléiade à partir de 1559, quand ils seront brouillés. Au sujet de Pierre de Paschal voir la notice de Nathalie Dauvois, et l’article de Pierre de Nolhac, « Un humaniste ami de Ronsard : Pierre de Paschal, historiographe de France (Suite) », Revue d’Histoire littéraire de la France, 25e année, n°2 (1918), p. 243-261.

Paradin Claude (?-1573) : originaire de Saône et Loire, frère de l’historien Guillaume et parent du médecin et poète bourguignon Jean, Claude Paradin fut chanoine du chapitre de Beaujeu. Il publie chez Jean de Tournes, à Lyon dans les années 1550, deux ouvrages composés sur le mode emblématique, les Devises heroïques (1551) d’une part et les Quadrins historiques de la Bible (1553) – dont certaines pièces figurent dans La Rimerie – d’autre part. Tous deux sont illustrés par Bernard Salomon (voir ce nom).

Phares (ou Perets, ou Pérez) : dans la Genèse, fils de Juda (voir ce nom) et de Tamar, frère jumeau de Zerah ou Zérach (voir Zéram).

Picard Antoine (ou Marc-Antoine Picart ; dates de naissance et de mort inconnues) : auteur de liminaires qui fréquente le milieu des traducteurs et des imprimeurs-libraires parisiens au milieu du XVIe siècle. Il est l’ami de Jacques Vincent (voir ce nom), Claude Colet (voir ce nom)  et Nicolas Herberay (voir ce nom) dans les ouvrages desquels figurent ses pièces d’escorte, entre 1548 et 1553. Sa devise est « Si mieux non pis ».

Pisseleu Anne de (c. 1508-1580) : née demoiselle d’Heilly, elle devient duchesse d’Étampes et de Chevreuse, comtesse de Penthièvre en 1536, par son mariage avec Jean IV de Brosse dit de Bretagne (1505-1564). Elle est la maîtresse de Francois Ier de son retour de captivité madrilène (c. 1526) jusqu’à la mort du roi en 1547. En 1540, Charles de Saint-Marthe lui dédie sa Poesie françoise. Elle est surtout connue sous son titre de duchesse d’Étampes.

Phutïphar (ou Putiphar ou Potiphar) : dans la Genèse, officier du pharaon qui achète Joseph (voir ce nom) comme esclave.

Poitiers Diane de (c. 1499-1566) : duchesse de Valentinois, comtesse de Saint-Vallier, sénéchale de Normandie, elle est l’épouse de Louis de Brézé (jusqu’à la mort de celui-ci en 1531) et la maîtresse de Henri II. À ce titre, elle est très influente. Des auteurs comme des artistes sollicitent sa protection. Comme son amant, elle semble toutefois moins intéressée par la poésie que par l’architecture dans son activité de mécène. En témoigne le château d’Anet, qu’elle a fait bâtir au début du règne de Henri II. Sur cette figure importante de la cour de France, voir notamment l’article de P. Z. Thompson, « De nouveaux aperçus sur la vie de Diane de Poitiers »Le mythe de Diane en France au XVIe siècle, sous la direction de J.-R. Fanlo et M.-D. Legrand. Albineana, Cahiers d’Aubigné, 14, 2002, p. 345-360.

Poitiers Guillaume de (?-c. 1546) : à partir de 1539, date de la mort de son père Jean, il est comte de Saint-Vallier, vicomte d’Estoile. Il est le frère de Diane de Poitiers (voir ce nom). Jacques Vincent (voir ce nom) le présente comme son premier protecteur. Il meurt sans postérité.

Puy, évêque du : voir François de Sarcus (après 1536).

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R

Rebecca : dans la Genèse, femme d’Isaac (voir ce nom). La beauté de Rebecca est si grande que son mari craint qu’on veuille le tuer par jalousie lorsqu’ils fuient la famine dans le royaume d’Abimelech (voir ce nom). C’est ainsi qu’Isaac se fait passer pour le frère de Rebecca.

Renaud de Saint-Rémy Jean de (ou Jean Renaud de Saint-Rémy, Jean de Saint-Rémy, monsieur de Saint-Rémy, Jean Renaud d’Alleins ; 1497-1557) : ingénieur militaire qui fit notamment bâtir les remparts de Saint-Paul de Vence dans les années 1543-1547. Le projet, initié par François Ier lui-même, date de 1538. Il est possible que Charles de Sainte-Marthe adresse un rondeau à ce notable pour solliciter son aide financière (voir ici).

Roland : personnage de la matière de France, protagoniste de la Chanson de Roland, mais aussi de Roland l’Amoureux de Boiardo (fin XVe siècle, première traduction française par Jacques Vincent en 1549-1550, voir ici) et de Roland furieux de l’Arioste (1532).

Rougier François de (ou Rogier ; sans doute avant 1520 – janvier ou mars 1575) : originaire du Lauraguais, sieur de Malras, baron de Ferrals à partir de 1558, seigneur de Villemagne (1562), de Puissalicon (1572), de Paraza (1572), de Saint Benoît et de Tournebois, François Rougier se maria en 1544 (et n’est donc sans doute pas né après les années 1520). Très lié à Catherine de Médicis et aux derniers Valois, il occupa d’importantes fonctions à la cour de France dans les années 1560-1570. Il fut successivement trésorier de France à Montpellier, maître d’hôtel du roi (1564), général des Finances, ambassadeur en Flandre (1568-1571), à Constantinople et à Rome (1571-1575), ville dans laquelle il meurt.

Rusé Jean (ou Ruzé) : maître des requêtes et trésorier général des finances du roi Charles VIII. Il est issu d’une famille de notables qu’a étudiée Philippe Hamon dans son article « Culture et vie religieuse dans le monde des offices : les Ruzé dans la première moitié du XVIe siècle », Genève, Droz, Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LIII-1, 1991, p. 49-64.

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S

Saint Chrysostome (c. 344-407) : archevêque de Constantinople, il fut l’un des pères de l’Eglise grecque. Son surnom, Chrysostome, signifie « bouche d’or » en grec ancien. Il souligne l’éloquence du personnage. Lorsqu’il le mentionne, Amboise fait référence aux positions de Saint-Jean Bouche d’or selon lesquelles ce n’est pas l’éclat des richesses qui fait la véritable noblesse mais la vertu et la probité et que la noblesse héritée n’est que d’apparence. Voir R. P. Dom. Rémy Ceillier, Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques, t. 9, 1741, p. 191 et 433.

Saint-Gelais Mellin (3 mars ou 3 novembre 1491 ?-14 octobre 1558) : poète de cour sous François Ier et Henri II, considéré comme l’un des meilleurs de son temps par ses contemporains. Voir notre carnet de recherche qui lui est consacré : http://demelermellin.hypotheses.org.

Sainte-Marthe Charles de (1512-1555) : fils de Gaucher I et oncle de Scévole, Charles de Sainte-Marthe est docteur en droit. Il enseigne aussi la théologie à Poitiers c. 1537. Suspecté de sympathie pour les nouvelles idées religieuses, il s’exile à Grenoble, où il est emprisonné deux ans et demi. A partir de 1540, il réside et enseigne à Lyon. Il y publie sa Poesie françoise (1540), qui figure dans La Rimerie. Il dédie cet ouvrage à la maîtresse du roi, la duchesse d’Étampes (voir l’entrée Pisseleu Anne de). Sainte-Marthe est protégé par Marguerite de Navarre, puis, après 1549, par Françoise d’Alençon et Antoine de Bourbon. C. Ruutz-Rees lui a consacré une monographie au début du XXe siècle (voir ici : https://goo.gl/NpPTN3).

Saint-Paul de Vence : ville de Provence dont les fortifications ont été bâties dans les années 1540 par l’ingénieur militaire Jean de Renaud de Saint-Rémy. Charles de Sainte-Marthe (voir ce nom) y a peut-être fait un séjour d’une durée indéterminée après 1538 mais avant 1540.

Saint-Vallier : voir Guillaume de Poitiers.

Salomon Bernard (c. 1508-c. 1561) : dessinateur et peut-être graveur lyonnais qui a officié dans l’atelier de Jean de Tournes. Peter Sharatt lui a consacré une biographie, publiée chez Droz en 2005, que l’on peut en partie lire ici : https://lc.cx/4Udh.

Salluste (86 av. J.-C.-35 av. J.-C.) : homme politique, militaire et historien romain, ami de Jules César. Il est notamment l’auteur de l’Histoire de la Conjuration de Catilina, à laquelle Michel d’Amboise fait allusion dans l’épître qu’il adresse à sa tante (en particulier, XI).

Sarcus François de (?-23 mars 1557) : fils de Jean de Sarcus et de Marguerite de Chabannes, neveu d’Antoine de Chabannes, évêque du Puy, auquel il succède dans ses fonctions à partir de 1536 et jusqu’à sa mort. Il est également comte du Vélay et aumônier de Henri II (voir ce nom). Protecteur de Jacques Vincent (voir ce nom).

Scève Maurice (c. 1501-c. 1560) : grand poète issu d’une famille de notables lyonnais, il est notamment l’auteur de La Délie (1544). On peut lire à son sujet la monographie de Verdun-Léon Saulnier, Le Prince de la Renaissance lyonnaise, initiateur de la Pléiade, t. I : Maurice Scève, italianisant, humaniste et poète (ca 1500-1560) : les milieux, la carrière, la destinée, Paris, Klincksieck, 1948 ainsi que les actes de la journée d’agrégation qui lui a été consacrée en novembre 2013, sous la direction de Nathalie Dauvois et de Jean Vignes (voir ici : https://lc.cx/4i5K). Ses devises sont : « Souffrir se ouffrir », « Souffrir non souffrir », « non si non la ».

Sertenas Vincent (ou Certenas ; ?-septembre 1562) : imprimeur-libraire dont la devise est « Vincenti non victo (gloria datur) » en activité à Paris en 1538 au plus tard. Il demeure au Mont-Saint-Hilaire (vers 1550) puis rue Neuve-Notre-Dame (vers 1555). Il épouse d’abord Denyse Bonnemère, qui est sans doute la fille de l’imprimeur-libraire parisien Antoine Bonnemère. Sa dernière femme est Jeanne Bruneau, elle lui succède à partir de 1563. Sertenas travaille souvent avec Jean Longis, Étienne Groulleau puis, à partir de 1557 environ, avec l’un de ses gendres Gilles I Robinot. On peut voir ici sa marque d’imprimeur.

Sevin Michel (?) : originaire d’Orléans, il est l’auteur d’un discours versifié paru en tête du huitième livre de la traduction d’Amadis de Gaule. Dans ce poème, il reprend textuellement des vers tirés des liminaires de Mathurin Behey (voir ce nom) pour le troisième livre d’Amadis. Le dispositif de son propre discours – un ami conseille au locuteur la lecture des Amadis et lui tient un discours élogieux, dans lequel s’insère les vers empruntés à Behey – permet d’envisager que l’ami anonyme de Sevin soit précisément le bailly de Gévaudan qui l’avait précédé dans l’entreprise de soutien du travail de traduction Nicolas Herberay (voir ce nom).

Socrate (ou Socrates pour Charles de Sainte-Marthe ; c. 470 av. J.-C.-399 av. J.-C.) :  philosophe grec dont la pensée nous est connue par les dialogues de son disciple Platon.

Symeon (ou Siméon) : dans la Genèse, fils de Jacob (voir ce nom) et de Léa. Lorsque son demi-frère Joseph (voir ce nom), après avoir été réduit en esclavage, est devenu vice-roi d’Égypte, et qu’il envoie chercher son frère Benjamin (voir ce nom) resté auprès de Jacob, il garde Syméon en otage.

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T

Théocrite (c. 315 av. J.-C.-c. 250 av. J.-C.) : poète bucolique grec faisant partie des poètes de la Pléiade alexandrine, sous le règne de Ptolémée II. Il est l’auteur de la syrinx, d’idylles et d’épigrammes. Ces dernières sont notamment connues au XVIe siècle par l’Anthologie grecque. Charles de Sainte-Marthe traduit et imite certaines de ses pièces dans sa Poesie françoise en 1540.

Tolet Pierre (1502-1586) : médecin à Lyon, lié avec un cercle de lettrés de cette ville, tels que Barthelémy Aneau ou Maurice Scève. Il entretient une solide amitié avec Étienne Dolet et Charles de Sainte-Marthe  (voir ce nom) aux dires de ce dernier (voir sa Poesie françoise en 1540, poème n° 10). Par ses publications, Tolet participe à un mouvement de vulgarisation du savoir : à ce sujet, voir l’article de Michel Jourde, « La vulgarisation du savoir médical selon Pierre Tolet et Jean de Tournes (1549) », Passeurs de textes : imprimeurs, éditeurs et lecteurs humanistes dans les collections de la Bibliothèque Sainte-Geneviève [exposition, Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, 30 mars-30 juin 2009], dir. Yann Sordet, Brepols, 2009, p.156-161.

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V

Vincent Jacques (?-1553/55) : originaire de Crest Arnault en Dauphiné. Sa devise est « Mon heur viendra ». Il est notamment le premier traducteur français du Roland amoureux (voir ici la fiche de cet ouvrage). Secrétaire de l’évêque du Puy François de Sarcus (voir ce nom), il dit avoir reçu éducation et nourriture dans la maison de monsieur de Saint-Vallier (voir Guillaume de Poitiers), frère de Diane de Poitiers (voir ce nom), dame à laquelle il adresse sa traduction du Roland. Il serait mort au service de Jean de Bourbon, comte d’Enghien (voir ce nom), lors d’un séjour en Flandre. La date de ce décès est estimée d’après les rééditions de ses ouvrages dans lesquelles le nom de Vincent est précédé de « feu ». Claude Colet (voir ce nom) et Antoine Picard (voir ce nom) font partie du cercle de ses amis.

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Z

Zéram (ou Zerah, ou Zérach: dans la Genèse, fils de Juda (voir ce nom) et de Tamar, frère jumeau de Pharès (voir ce nom).

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