Dernière mise à jour : 11 février 2016

Les textes de Michel d’Amboise présentés dans La Rimerie nous renseignent sur la culture du poète. Cette fiche, qui a vocation à être complétée peu à peu, propose une liste des œuvres qu’il a manifestement lues.

  • Les entrées sont classées chronologiquement.
  • Les liens sous les noms propres renvoient à l’index nominum du site.
  • Ceux qui sont associés à un incipit de poème pointent vers la fiche consacrée à ce texte.
  • D’autres liens, vers des ressources externes, complètent parfois l’information sur les ouvrages recensés.

  1. Salluste, Conjuration de Catilina, en particulier XI et sq. sur l’avarice (Ier siècle avant J.-C.) : la longue épître « Combien d’escriptz, et de livres divers » adressée à Catherine d’Amboise y fait référence.
    → Au sujet de la fortune de cette œuvre à la fin du Moyen Age, voir l’instructif article d’Étienne Rouziès, « Salluste dans les bibliothèques du XVe siècle »D’une antiquité l’autre. La littérature antique classique dans les bibliothèques du XVe au XIXe siècle, dir. Catherine Volpilhac-Auger, Lyon, ENS Éditions, 2006, p. 29-48. Il y rappelle notamment le mot de Machiavel (Sur la première décade de Tite-Live, livre III) : « Tout le monde a lu la Conjuration de Catilina écrite par Salluste ». Il écrit, p. 45 : « on pourrait dire que les oeuvres de Salluste seront des classiques des bibliothèques du XVIe siècle et qu’une étude poussée sur la période montrerait certainement une diffusion à tous les niveaux intellectuels. Nous avons vu que ce succès était le fruit de la convergence de trois vecteurs : le prestige de Salluste qui n’avait jamais vraiment faibli depuis l’Antiquité et qui s’était vu consacré par l’abondante production du XIIe siècle ; le développement d’un humanisme italien puis européen attaché au retour au texte antique dans sa pureté ; et enfin les débuts de l’imprimerie ». Il rappelle également que les œuvres de Salluste ont pu être classées, encore au XVIe siècle, dans la catégorie de la poésie, de la philosophie et de l’art oratoire et non dans celle de l’Histoire. C’est en particulier le cas à la bibliothèque Saint-Victor à Paris au début du siècle.
  2. Juvénal, Les Satires (Ier-IIe siècle) : Amboise propose la traduction de quatre d’entre elles en 1544.
    → Voir la fiche de l’ouvrage ici.
  3. « Vie d’Avidius Cassius » dans L’Histoire Auguste, ouvrage anthologique de la fin du IVe siècle : la longue épître « Combien d’escriptz, et de livres divers » adressée à Catherine d’Amboise en témoigne.
    → Sur cette compilation, voir ici et . Sur l’édition qu’en donne Érasme à Bâle en 1518, voir ici.

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Pour citer cet article :

Claire Sicard, « Fiche de synthèse. Ce que l’on sait des lectures de Michel d’Amboise », La Rimerie, Farrago numérique, 11 février 2016 [En ligne] http://wp.me/P6Pjkj-9T.