Voici l’enregistrement audio d’une conférence tout public donnée le 6 novembre 2015 au Musée des Armées par Benjamin Deruelle (maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Lille 3), dans le cadre du cycle « Chevaliers et Bombardes, d’Azincourt à Marignan, 1415-1515 : des rois, des chevaliers et des canons », en écho à l’exposition Chevaliers et bombardes. D’Azincourt à Marignan, 1415-1515. Il y est notamment question de l’intérêt des hommes du XVIe siècle pour l’idéal qui s’exprime dans les romans de chevalerie et chansons de geste – sans solution de continuité mais non sans évolution par rapport au Moyen Age. Benjamin Deruelle examine également la façon dont les auteurs de la Renaissance récrivent les récits médiévaux pour réinventer et adapter cette culture chevaleresque aux mentalités de leur temps. La littérature se fait alors « laboratoire de l’identité » en promouvant les valeurs de la noblesse. Des traces de ces enseignements et questionnements qui traversent le siècle sont également perceptibles dans certaines des pièces de vers auxquelles s’intéresse La Rimerie.

Argumentaire

Quoiqu’élaboré au Moyen Âge, l’idéal chevaleresque ne cesse pas d’exister pendant la Renaissance : en effet, il influence, de manière considérable, les attitudes et les discours de personnalités aussi importantes que François Ier ou Charles Quint, deux des plus puissants souverains européens. Plus largement, il continue à constituer une référence essentielle pour la noblesse. La présente conférence nous rappelle quelles sont ces valeurs chevaleresques, non sans en éclairer les enjeux sociaux et culturels, avec leurs répercussions multiples dans la réalité et dans l’imaginaire.

Source : chaîne Youtube du Musée des Armées – https://lc.cx/4YfD